mardi 30 avril 2013

Voltaire, deux cents ans après


                Voltaire n’est pas au Panthéon, pas plus que Valéry ne repose au cimetière marin de Sète. Nous le trouvons plutôt dans les bibliothèques, au détour d’une étagère, parmi les vastes rayons : là réside –ainsi que l’a expliqué Sartre dans Qu’est-ce qu’écrire ?- leur véritable sépulcre, leur tombeau exhumé sans aucune pudeur ! Le lecteur est ce « gardien de cimetière », ce vampire assoiffé d’encre, qui scrute les dépouilles, afin d’en certifier l’authenticité et la légitimité, en y retrouvant le fameux « style » de l’auteur, et d’y étudier tous les rouages, en ne laissant échapper nul détail à son regard avide. (suite de l'article)

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