samedi 18 mai 2013

Pensées contre nous mêmes

                Nous avons eu la bêtise de nommer notre blog « Pensées pour nous-mêmes », donnant ainsi l’impression que l’intellect est bénéfique à la formation identitaire et existentielle. Nous oublions que, selon la théologie biblique, l’homme est mortel depuis qu’il a mangé du fruit de la connaissance : il s’est tué en accédant au savoir. Chez les Grecs, le constat est similaire : le feu de Prométhée –élément qui a permis de distinguer l’Humanité des autres espèces humaines, que certains philosophes ont identifié (certainement à tort, comme l’a expliqué Freud dans un danger de la psychanalyse) comme la faculté de penser- a également eu des conséquences désastreuses.
                En somme, nous remarquons que le plus souvent, être penseur ne procure pas le bonheur. Savoir, c’est avant tout se mettre en danger : Icare, voulant découvrir de trop près le soleil provoque sa propre mort, et de façon similaire, les personnages de roman policier sont exposés à des risques d’assassinat à partir du moment où ils connaissent l’identité du criminel. (suite de l'article)
              

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