mardi 7 mai 2013

Une lecture psychanalytique de l'Etranger


                Rares sont les écrivains psychanalystes. Proust par exemple, même s’il aspirait à faire la peinture la plus complète de ce qu’est l’homme, n’était aucunement influencé par les théories freudiennes, qui lui étaient contemporaines, ce qui n’a quand même pas empêché les lecteurs de se livrer à une analyse psychanalytique de La Recherche du Temps perdu.
                Quelques décennies plus tard survient un autre romancier intellectuel, Albert Camus. Celui-ci a rejeté les théories psychanalytiques, étant donné qu’il a refusé toute forme de déterminisme, qui constitue une espérance, et donc une entrave à la prise de conscience de l’absurde existentiel. Dans l’Etranger, tout laisse penser que la figure de Meursault ne peut pas être l’objet d’une lecture psychanalytique. Et pourtant… (suite de l'article)

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