mercredi 12 juin 2013


Nosce te ipsum

« Tel arbre, tel fruit », tel était l’aphorisme qui servait de dogme à la critique autobiographique de Sainte-Beuve qui, même si Proust l’a longuement critiquée dans un livre au titre très significatif, Contre Sainte-Beuve, et Roland Barthes l’a qualifiée de trop académique dans un de ses Essais critiques, nous éclaire quant à la nature de l’œuvre littéraire. Celle-ci porterait en elle la marque de son auteur, et donc plus généralement de l’Homme, dans la mesure où son auteur appartient à l’« espèce humaine ». C’est ainsi que, face à la difficulté de mettre en pratique le fameux « Connais-toi toi-même » de Platon, nous pourrions être tentés d’utiliser la littérature comme un moyen d’introspection. Dès lors, une question fondamentale survient, se dévoilant au travers des méandres de la conscience : qu’apprenons-nous en lisant ? Et, en somme, les livres nous aident-ils à savoir ce que nous sommes ? (suite de l'article)


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