lundi 23 septembre 2013

Corps et esprit


Longtemps, la pensée fut considérée comme une élévation par-delà les contraintes sensibles, contingentes de la nécessité corporelle. « La science ne pense pas », disait Heidegger –dans un contexte précis, en l’occurrence celui d’une définition de la pensée en tant que dévoilement ontologique de l’Etre absolu-, justement parce qu’elle est relative au monde sensible. Pour penser, il faudrait auparavant briser tous ses liens corporels : voilà pourquoi nombreux furent ceux qui s’imposèrent un régime ascétique dans une visée intellectuelle. (suite de l'article)

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