dimanche 8 septembre 2013

La chose e(s)t sa représentation


         En opérant une distinction entre phénomène et noumène, Kant ouvrait un champ intellectuel abyssal, consistant, comme son nom l’indique, en une phénoménologie. Le phénomène, selon sa racine grecque, n’est autre que le paraître d’une chose. Non pas au sens de l’extériorité concrète de cette dernière, mais impliquant une interaction avec une conscience humaine quelconque : les choses, n’étant pas incluses dans la psyché humaine, se contentent de paraître aux yeux du sujet conscient. Dans cette optique, nous sommes limités à la représentation de choses qui n’existent pas nécessairement –notamment dans le cas d’un rêve ou d’une hallucination. (suite de l'article)

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