mardi 10 septembre 2013

L'ineffable

« Au commencement était le verbe », dit l’Epitre de Saint Jean, en guise d’exergue. Etrange vision d’un langage analytique, perçu comme un a priori de la matière. L’introduction de la Genèse nous invite pour sa part à considérer la nomination comme une démarche synthétique, puisque les mots ont été, selon le texte, introduits dans le monde après que Dieu a créé la terre et les cieux. Que Dieu existe ou non, il n’en demeure pas moins que la Bible semble dresser le portrait d’un système linguistique omniprésent voire étouffant, correspondant en tout point à ce que Roland Barthes désignera comme le fascisme des mots(suite de l'article)

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