jeudi 12 décembre 2013


La Beauté du désordre


Dans la préface de Cromwell, Hugo évoquait le « vers libre » comme une voie d’accès à l’émotion esthétique, au sentiment de beauté. Idée certes charmante, mais non moins obscure : de quoi ce vers est-il donc libre ? Certainement des impératifs artistiques, de l’emprise théorique, de la systématisation formaliste –somme toute, il s’agit d’un vers libre de l’ordre. Emancipé de la raideur des normes glaciales, le vers pourrait ainsi retrouver un état de désordre originel, essentiel, et naturel, si bien que nous en venons à penser que la beauté entretien un lien symbiotique avec le tumulte du désordre : quel est donc ce lien, objet de toutes les convoitises esthétiques ? Quelle est donc la beauté qui émane du désordre, et le désordre émis par la beauté ? (suite de l'article)

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